LIVRE D’OR

Cavaliers Seuls — Les descriptions des situations vécues par les héros de Cavaliers Seuls sont toutes au final des propositions pour une réflexion sur le sens de la vie.
En lisant les récits de Cavaliers Seuls, j’ai pensé à Ulysse et à l’Odyssée. Chaque récit se termine par un mystère (rêve ou réalité ?), une nouvelle interrogation, une invitation au départ pour une aventure de plus, peut-être s’agit-il simplement d’un préalable à toute réflexion philosophique.

Alain MALDONADO, Président du Groupe Miroir en Avignon — 7/07/2018

Jeu de Piste — Chère Nadia, Savez-vous à quel autre écrivain me fait penser Jean Rigaud ? A Raymond Roussel et à son Locus Solus, à ses Impressions d’Afrique, lui qui a dit « qu’il faut que l’œuvre ne contienne rien de réel, aucune observation du monde ou des esprits, rien que des combinaisons tout à fait imaginaires. »
L’alliance qu’opère l’exergue n’en est pas moins pertinente, légitime. Le lointain jouxte le proche.

Michel VINAVER, Ecrivain — 23/08/2013

Wong — Chère Madame, Je souhaitais vous remercier bien chaleureusement pour l’envoi de ce magnifique livre d’artiste que j’ai feuilleté avec plaisir : qualité irréprochable des illustrations, de l’impression, de l’emboîtage : c’est à coup sur un beau livre que celui-ci ! Je vais le montrer à quelques amateurs, en espérant attirer leur attention sur l’objet. N’hésitez pas à me faire signe si vous passez par Chambord : j’aurais plaisir à vous y accueillir.

Yannick MERCOYROL – Directeur de la programmation culturelle / Domaine national de Chambord — 13/06/2012

Free Lance — Ma chère Nadia, C’est long mais ça vient ! …
J’ai vraiment du mal à m’exprimer par la littérature, et autant j’apprécie votre démarche à tous deux, autant je peine à l’exprimer par des mots. Enfin…voilà plus d’un demi-siècle que je prônais la « petite édition » photographique personnelle, mais c’était trop tôt. Ce genre d’édition permet d’exprimer par le texte et l’image une poésie qui, autrement, serait restée enfouie.
C’est pourquoi j’apprécie Free Lance où, suivant ses goûts, chacun appréciera le texte ou les images, l’idéal étant une perception globale. Ces nouvelles technologies numériques à jet d’encre permettent d’éditer enfin aisément ce genre d’ouvrage, et ces expériences devraient se développer. Le monde a bien besoin de poésie…
Très cordialement, Denis.

Denis BRIHAT, artiste-photographe — 25/03/2011

L’œuvre de Jean Rigaud est un seul et unique Labyrinthe. Pour en apprécier la clarté et la précision chirurgicale il faut savoir s’y perdre afin de retrouver ce qui nous caractérise tous… Notre inconnue inexistence bien réelle…

Arthur MICHALSKI, juriste — 09/05/2010

Cavaliers Seuls — Chère Collègue,
Vous me pardonnerez, j’espère, de ne pas vous avoir écrit plus tôt. J’attendais pour cela de n’être plongé dans l’œuvre énorme, hors normes, que vous avez eu la gentillesse de me faire connaître.

J’ai toujours gardé le souvenir des longues conversations que nous avions ensemble à l’époque de la khâgne, dans un climat de proximité quasi fraternelle.
Et voici que, grâce à vous, je retrouve dans Cavaliers seuls ce qui frappait dans la personnalité de Jean Rigaud, sa sincérité totale et ce désir de vérité qu’avivait une permanente inquiétude.
A vrai dire, j’ai été d’abord dérouté par le côté extra-ordinaire de ce livre, constitué de nombreuses narrations parallèles qui racontent et cependant ne racontent pas.
Sans votre Préface générale et les postfaces alternées qui l’accompagnent, je ne suis même pas sûr que j’aurais pu entrer vraiment dans cette œuvre hautaine, difficile parce que sans concessions. Rien de plus clair pourtant,dans sa finalité que ce déchiffrage symbolique d’un univers où les cavaliers seuls que nous sommes – seuls au monde mais non pas seuls dans la vie, puisque l’amitié et l’amour existent – cherchent désespérément des repères. Rien de plus naturel donc que le contraste, répété de page en page, entre le réalisme et même l’hyper- réalisme des descriptions et les déviations qui en rompent délibérément le cours.
On comprend alors que rien n’aurait été plus facile pour Jean Rigaud, qui possédait un vrai talent d’écrivain, que de se faire un nom dans la littérature. C’est précisément ce qu’il n’a pas voulu; A ses yeux, c’eût été trahir la réalité que de faire comme si elle pouvait être décrite. Il a donc choisi le pari difficile d’une écriture complexe, susceptible de rendre compte de l’extrême étrangeté de la condition qui nous est faite. Ce qui l’intéressait vraiment n’était pas de séduire un public possible, mais de mener une expérience intellectuelle qui l’engagerait totalement et donnerait un sens à sa vie. Dans cette perspective, il a parfaitement atteint son but, puisque les êtres qui lui étaient le plus chers l’ont soutenu dans son entreprise et que son message lui survit.

En vous remerciant encore, je vous prie, chère Collègue, de me croire bien sympathiquement vôtre.

Antoine ANTONINI, E.N.S. inspecteur général — 23/07/2007

Cavaliers Seuls — L’œuvre de Jean est difficile, elle ne peut trouver de relais que chez des lecteurs d’un type particulier. J’entends par là des gens qui attendent des livres ce que la plupart n’en attendent pas, ceux qui se mêlent d’inquiétudes et de recherches du même ordre. Ils ne sont pas légion.

Ce sera au livre, bientôt, de jouer. J’irai même jusqu’à dire qu’il ne serait pas bon de s’escrimer à lancer un ouvrage qui n’est pas le moins du monde de ceux qui font des œillades au lectorat.
On frôlerait ainsi la contre productivité, en recrutant par exemple des gens qui n’y comprendraient rien. Attention donc, et laissons-le vivre, sourdement s’il le faut. Il n’est pas de ces pétards qui illuminent la scène pendant huit jours, puis s’éteignent.

La graine a été dûment plantée ; donnons-lui sans doute les derniers soins, mais laissons-la lever sans impatience, laissons-la fleurir et délivrer ses parfums. Ce peut être une affaire d’années, car c’est un livre pour réseau et, vous le savez, des rencontres de ce type se tissent lentement et à leur heure.

Professeur Michel LEROUX — 02/07/2007

Cavaliers Seuls — Le genre picaresque atteignit des sommets insurpassables du temps de Cervantès et Fielding. Le philosophe et le voyageur se partageaient la prose en tartines souvent bien épaisses et le moraliste humoriste s’en donnait à cœur joie. Par la suite, les reins brisés par la rosse ou la malle-poste, les héros se sont contentés de rester dans leur microcosme où leurs auteurs les introspectaient jusqu’à plus soif. Les Allemands se sont inventés le Bildungsroman, ou voyage initiatique dans le temps d’un vécu. Les Américains nous ont ouvert leurs espaces à coups de Road Movies, où l’on massacrait allègrement et finissait par s’autodétruire sordidement à longueur de pages et d’images qui ont laissé bien des traces.

Jean Rigaud revisite tous ces genres dans une seconde moitié de vingtième siècle que nous connaissons bien, dans un monde où nous avons traîné nos chapeaux de roues. Il est, ici, rassemblé sur lui-même en un fort volume de neuf novelettes qui nous emmène sur un parcours où l’espace se réduit en vignettes précisément ciselées, ornées d’un vocabulaire aussi riche que bien dosé, autant qu’il s’ouvre en horizons jamais atteints ou se replie en réflexions qui accaparent le personnage qui s’exprime à la première personne. Jean Rigaud joue le coup du cavalier en neuf versions (Cavaliers Seuls) avec l’élégant détachement de l’esthète qui n’en est pas moins baroudeur hardi.

Il y a du Parnassien et du Corto Maltese chez Jean Rigaud, cet aristocrate du style, que l’on a plaisir à suivre en pensée lorsqu’il prend la route dans son roadster, ou à parasiter lorsqu’il nous invite à regarder à sa manière le monde comme il va. De quoi se réconcilier avec la philosophie.

On peut même le relire !

Jean MIGRENNE, chercheur et traducteur — 07/2007

C’est un grand philosophe ; il nous donne des règles de vie, mais avec légèreté ; il est optimiste et on termine la lecture en éclatant de rire. 

Odette PAOLI GROS, une lectrice ancienne libraire


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